Posté par michelconrad,
12 mars 2018
·
335 visite(s)
Le matin est peuplé d'oiseaux. J'arrache le lierre, je desserre son étreinte autour de la maison. La vigne vierge, qui incendiait si joliment le mur, côté jardin, à l'automne, n'a pas survécu aux hivers.
J'écris, debout, face au jardin, comme Hugo, à Guernesey, face à la mer. Mon carnet est posé...
Posté par michelconrad,
12 mars 2018
·
335 visite(s)
Le théâtre de Racine figure un théâtre d’ombres : au-delà des oripeaux des titres, (« Seigneur », « Madame ») , ce sont des âmes qui poussent leurs cris venus du fond des temps : « Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous / Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?»......
Posté par michelconrad,
11 mars 2018
·
330 visite(s)
Écrire, retrouver le sens profond des mots, qui n’est rien d’autre que leur sève et leur sang, rien d’autre que le soleil qui fait graviter notre cœur.
9/3/18
"Embarquement pour la lumière" (3 septembre 2017). Tous droit...
Posté par michelconrad,
11 mars 2018
·
323 visite(s)
Certaines métaphores sont des conquêtes nouvelles, ouvrent des continents, des royaumes invisibles : on voudrait les avoir écrites, avoir été celui qui a fait ses premiers pas sur ces terres inconnues. Plus est grande leur apparente simplicité, plus on s’en veut de ne pas y avoir pensé, en premier. C’est, pou...
Posté par michelconrad,
09 mars 2018
·
546 visite(s)
Pour l’oiseau, pour l’arbre, pour la forêt, pour la maison, pour la rivière, il n’y a pas de dimanche, de lundi, de vacances, de jours de fête, il y a un ciel qui change, des nuages qui se dessinent de façon fugitive et dont la forme, se métamorphosant sans cesse, devient, à peine née, un souvenir....
Posté par michelconrad,
09 mars 2018
·
327 visite(s)
Le projet d’écrire est un geste d’alchimiste : il s’agit de rien moins que de transmuter l’insaisissable, de lui attribuer le toucher d’une feuille de papier, où l’encre noire des signes typographiques, s’ils parviennent à toucher les cœurs, figure un puits de lumière.
Posté par michelconrad,
09 mars 2018
·
275 visite(s)
Pour que notre regard ne demeure pas en déshérence, la photographie doit tenter de restituer notre perception de la beauté du monde, notre tentative de discerner les liens invisibles entre les êtres et les choses, offrir un instant d’immobilité dans le mouvement qui emporte chacun, – comme on mettrait en évidence...