#1
Posté 02 octobre 2012 - 09:03
Ce matin ici
J'écoute ma radio
Ils font fromages
Peut être que oui
Peut être aussi que non
Mais il nous faut voir
Le rêveur rêve
Sa conscience est ailleurs
Monde qui tourne
Etre responsable
Mais ne pas être coupable
Jugement donné
Question à Dieu
Pourquoi cette horreur ?
Dieu n'a pas bronché
Haïkaïs 2
Mon frère Gérard
Qui est assez malade
soixante-trois ans
Octobre est là
Puis novembre qui vient
Périodes sombres
La nuit descend
Mais l'amour inflexible
Il veille nos vies
Les frimas d'hiver
Possèdent ce charme
De blanche neige
Peur de la mort ?
Non des questions posées
Sur toutes nos vies
Un silence dur
Devant toutes les angoisses
Mais quoi vous dire
#2
Posté 05 avril 2013 - 01:14
Bonjour Victorugueux,
"Les frimas de l'hiver
Possèdent ce charme
De blanche neige"
"Octobre est là
Puis novembre qui vient
Périodes sombres" (Victorugueux)
Au cours d'une promenade recueillie
à travers cette belle campagne qu'est Toute la poésie
encore toute neuve pour moi
je tombai sur votre recueil de haïkus paru le 2 octobre 2012
merci pour cette connaissance
de la passerelle dense et fulgurante
qui va de l'âme de l'homme
vers l'âme de l'homme
comme l'éclair
va du feu
vers la lumière
les deux poèmes reproduits ci-dessus me frappent particulièrement
en effet le haïku remonte au tanka "poème court" en japonais
dont la première anthologie date de 760 ap. J.-C.
le tanka s'origine vraisemblablement - restons prudent ! -
dans les incantations et les chants
adressés aux déités
il consiste en cinq vers de 5,7,5,7 et 7 syllabes
la première partie appelée hokku (5,7,5) évoque la saison ou la nature
la seconde partie (7,7) crée un lien entre cette saison, cette nature
et un sentiment, une émotion spécifique
un lien entre l'intime
et l'univers
il me paraît que c'est ce que font précisément vos poèmes...
le hokku engendrera le haiku
qui gagnera fièrement son indépendance (5,7,5)
sans jamais toutefois cesser de transmettre l'émotion, le sentiment
se gardant bien de s'y appesantir
et proposant de la sorte
un monde de sens implicite
sublime synthèse de l'histoire japonaise :
rechercher obstinément le lien fort
entre l'inévitable modernité
et les prestigieuses traditions
saisir l'universel
en fétus d'alphabet
"Mon frère Gérard
Qui est assez malade
Soixante-trois ans" (Victorugueux)
voilà l'affection
voilà la maladie
voilà le temps qui passe
voilà l'homme soucieux de l'homme
et qui transmet à l'homme
Très respectueusement
linfabrice
#3
Posté 05 avril 2013 - 03:20
Merci cher monsieur
Oui vous me faites sourire
Et le coeur y est
Puis à vrai dire
Je maitrise mal mes haikus
Mais rien que le sens
Aussi étiqueté avec au moins un de ces mots-clés : Formes courtes, Haïkais, Psychologie de Bazard
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