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Le grand méchant loup

enfant otage calamités

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10 réponses à ce sujet

#1 modepoete

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Posté 28 juillet 2014 - 11:17

Dans la grande forêt de la folie

Le grand méchant loup religieux

Est venu voler, perfide irrespectueux

La vie de ces jeunes filles abêties

Par le malheur qui leur fut servi

 

Ils ne vous ont pas laissé déposer

Vos  petits cailloux pour chemin retrouver

 

Vous les quatre cent dix nef enfants

Pris en otage dans votre école

Pour être vendu sans protocole

A ceux qui ne respecte dément

Le pur; le candide de votre innocent

 

Ils ne vous ont pas laissé déposer

Vos  petits cailloux pour chemin  retrouver

 

L'ogre perfide va t-il vous consommer

Comme une vulgaire chose inhumaine

Au profit de quel Dieu sur la scène

De l'impensable, de l'inimaginable ordurier

Qui cloque mon esprit de vermine  insensée

 

Ils ne vous ont pas laissé déposer

Vos  petits cailloux pour chemin  retrouver

 

Je n'entend pas  dans leurs palaces

Ces dirigeants prêts toujours  à sauver l'or

Venir s'interroger  sur le vrai qu'on  fait subir

A ces pauvres jeunes filles que l'on déplace

Au grès  de désirs violents contractant  viles frasques

 

Ils ne vous ont pas laissé déposer

Vos  petits cailloux pour chemin  retrouver

 

Alors elles attentent tétanisée le grand jour

Où l'on viendra sauver la douce virginité

De leur sage  pensée qui rêve liberté

Pour vivre , raisonner , étudier, dans la cour

D'un monde qui n'aura d'yeux qu'en  l'amour

 

Ils ne vous ont pas laissé déposer

Vos  petits cailloux pour chemin  retrouver

 

Ô gens de bonne foi ,venez!  Levons nous

Pour que s'arrête ces sacrilèges honteux

Qui n'offrent au monde que visages crapuleux

Exigeons que justice soit pour nous

L'objectif pour leur retour altruiste  parmi nous

 

Ô jeune filles

Nous viendrons  vous  offrir petits cailloux

Pour retrouver votre chemins 



#2 M. de Saint-Michel

M. de Saint-Michel

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  • Une phrase ::Je suis quelqu'un pour qui poésie et respiration ne font qu'un.

Posté 28 juillet 2014 - 12:52

Comment ne pas être d'accord avec vous?

#3 Hattie

Hattie

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Posté 28 juillet 2014 - 01:37

Parce que vous croyez que votre petit poème  va aider ?
Quelle suffisance !
 

'' Ô jeune filles

Nous viendrons  vous  offrir petits cailloux

Pour retrouver votre chemins ''



#4 Invité_Mary-Loup_*

Invité_Mary-Loup_*
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Posté 28 juillet 2014 - 03:11

Ce texte part d'un bon sentiment, mais cependant reste très utopiste, ici si les mots qui dénoncent ces faits ne sont que  des coups d'épées dans l'eau, face à ce terrorisme qui n'en a que faire, j'aurai aimé aussi un autre titre, "le grand méchant loup", me ramène à un conte pour enfant, et je n'aime pas du tout cette partie,

 

"La vie de ces jeunes filles abêties

Par le malheur qui leur fut servi"

 

Au vu de certaines photos que j'ai pu voir, elles ne sont pas "abêties",  elles sont surtout terrorisées au regard de cet acte, angoissées sur leur devenir, leurs regards étaient très prenants.

 

Je vous rappelle que beaucoup d'associations et de personnes influentes se sont mobilisées dans le monde entier et le sont sûrement encore, seulement ce n'est pas simple d'intervenir dans une telle situation, si vous avez une solution pour les libérer face à un groupe islamiste, faites-le vite savoir.



#5 M. de Saint-Michel

M. de Saint-Michel

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  • Une phrase ::Je suis quelqu'un pour qui poésie et respiration ne font qu'un.

Posté 28 juillet 2014 - 06:38

Un poète n'a d'autres armes que les mots... Il sait bien que sa poésie ne changera pas le monde - mais que peut-il faire d'autre face au Mal? Se taire? Faire comme si?... (Ne dit-on pas: Qui ne dit mot, consent?)

#6 Hattie

Hattie

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Posté 29 juillet 2014 - 05:03

Un poète n'est pas obligé de s'attaquer à des sujets aussi difficiles, ni être autant prétentieux, surtout en écrivant aussi mal, avec ces mots de contes (...).
Appelons un chat un chat !

 

'' Qui ne dit mot '' ne consent pas forcément... Que nenni ! On le prouve tous les jours en ne réagissant pas à des sujets heurtant hautement l'humanité, pourtant. Moi, vous, nous, les uns comme les autres... Pour exemple, vous ai-je entendu vous prononcer avec '' les armes des mots '' sur des sujets hautement inhumains telle la pédophilie, dernièrement abordée ici ? Non. Vous vous êtes tu, vous comme beaucoup d'autres. Je ne trouve rien à en redire, et je ne me permettrais jamais d'en conclure que vous y '' consentiez '' (comme vous dites), pas davantage concernant tous ceux ne s'étant exprimés. Ne rien dire ne veut pas dire '' consentir '' ; ne rien dire veut dire '' ne rien dire '', car nous ne sommes pas réellement en face. Et même en face, réellement en face, que ferions-nous ? La question se pose tous les jours, devant notre propre porte...

 

Le poète - pas davantage ou moins que quiconque -  ne porte le poids du monde sur son dos. Prétention. Haute suffisance.

Quitte à vouloir aborder ces sujets si difficiles concernant l'universel et l'humanité, autant s'appliquer, avec beaucoup plus d'humilité et lucidité que ces 3 mots de roses alignés en un petit conte (cailloux, cailloux... méchant loup, etc.) gratouillant sous le cou-guili-guili.

 

Je jure que si j'étais concernée de près, de très près, dans ma chair directe, je détesterais ce poème pour sa prétention, sa suffisance, sa puérilité, sa mauvaise facture, etc.



#7 Hattie

Hattie

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Posté 29 juillet 2014 - 11:08

Même pas peur ! :rolleyes:



#8 M. de Saint-Michel

M. de Saint-Michel

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Posté 29 juillet 2014 - 11:38

Attention Hattie le grand méchant loup M. de St Michel va te manger toute crue!


Pas de crainte: je suis hostile au cannibalisme!

Un poète n'est pas obligé de s'attaquer à des sujets aussi difficiles, ni être autant prétentieux, surtout en écrivant aussi mal, avec ces mots de contes (...).
Appelons un chat un chat !
 
'' Qui ne dit mot '' ne consent pas forcément... Que nenni ! On le prouve tous les jours en ne réagissant pas à des sujets heurtant hautement l'humanité, pourtant. Moi, vous, nous, les uns comme les autres... Pour exemple, vous ai-je entendu vous prononcer avec '' les armes des mots '' sur des sujets hautement inhumains telle la pédophilie, dernièrement abordée ici ? Non. Vous vous êtes tu, vous comme beaucoup d'autres. Je ne trouve rien à en redire, et je ne me permettrais jamais d'en conclure que vous y '' consentiez '' (comme vous dites), pas davantage concernant tous ceux ne s'étant exprimés. Ne rien dire ne veut pas dire '' consentir '' ; ne rien dire veut dire '' ne rien dire '', car nous ne sommes pas réellement en face. Et même en face, réellement en face, que ferions-nous ? La question se pose tous les jours, devant notre propre porte...
 
Le poète - pas davantage ou moins que quiconque -  ne porte le poids du monde sur son dos. Prétention. Haute suffisance.
Quitte à vouloir aborder ces sujets si difficiles concernant l'universel et l'humanité, autant s'appliquer, avec beaucoup plus d'humilité et lucidité que ces 3 mots de roses alignés en un petit conte (cailloux, cailloux... méchant loup, etc.) gratouillant sous le cou-guili-guili.
 
Je jure que si j'étais concernée de près, de très près, dans ma chair directe, je détesterais ce poème pour sa prétention, sa suffisance, sa puérilité, sa mauvaise facture, etc.

Soit: le Hugo des "Châtiments" ou les poètes de la Résistance, par ex., ont donc eu tort de vouloir "porter le poids du monde sur [leur] dos...

#9 Hattie

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Posté 29 juillet 2014 - 11:53

Hugo et d'autres, Char, Desnos, et d'autres, en plus de savoir écrire, étaient  dans un véritable engagement de résistance.

Non, qui ne dit rien ne consent pas forcément : restons dans le contexte de ce que vous annonciez.



#10 Hattie

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Posté 29 juillet 2014 - 03:03

Iland, tu as le droit d'aimer, ce n'est pas le sujet  B)



#11 AURE

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Posté 30 juillet 2014 - 09:59

Un poète n'est pas obligé de s'attaquer à des sujets aussi difficiles, ni être autant prétentieux, surtout en écrivant aussi mal, avec ces mots de contes (...).
Appelons un chat un chat !

 

'' Qui ne dit mot '' ne consent pas forcément... Que nenni ! On le prouve tous les jours en ne réagissant pas à des sujets heurtant hautement l'humanité, pourtant. Moi, vous, nous, les uns comme les autres... Pour exemple, vous ai-je entendu vous prononcer avec '' les armes des mots '' sur des sujets hautement inhumains telle la pédophilie, dernièrement abordée ici ? Non. Vous vous êtes tu, vous comme beaucoup d'autres. Je ne trouve rien à en redire, et je ne me permettrais jamais d'en conclure que vous y '' consentiez '' (comme vous dites), pas davantage concernant tous ceux ne s'étant exprimés. Ne rien dire ne veut pas dire '' consentir '' ; ne rien dire veut dire '' ne rien dire '', car nous ne sommes pas réellement en face. Et même en face, réellement en face, que ferions-nous ? La question se pose tous les jours, devant notre propre porte...

 

Le poète - pas davantage ou moins que quiconque -  ne porte le poids du monde sur son dos. Prétention. Haute suffisance.

Quitte à vouloir aborder ces sujets si difficiles concernant l'universel et l'humanité, autant s'appliquer, avec beaucoup plus d'humilité et lucidité que ces 3 mots de roses alignés en un petit conte (cailloux, cailloux... méchant loup, etc.) gratouillant sous le cou-guili-guili.

 

Je jure que si j'étais concernée de près, de très près, dans ma chair directe, je détesterais ce poème pour sa prétention, sa suffisance, sa puérilité, sa mauvaise facture, etc.

 

Je suis concernée de près et je te remercie infiniment de dire.

 

 

J'avais oublié

j'avais oublié
dans le dortoir
muet et désolé
respirations d'enfants
tranquilles

terreur au coeur du sommeil
deux mains énormes
une sur la bouche
l'autre autour du cou
deux mains dures
me traînent
hors de la chaleur du lit
jusqu'aux wc
jusqu'aux wc
carrelage odeurs d'urines
froid j'étouffe

il dit:
tais-toi
tais-toi

faible tissu de ma chemise de nuit
relevée
relevée
bâton de chair dure
qui me force
cris mangés par la main
je mords
dents cassées

que me fait-il
je vais mourir
douleur de feu
éclatement de mon ventre
sang, odeur de sang

que me fait-il
je vais mourir
sanglots étranglés
j'étouffe, je vais mourir
d'un seul coup
froid

salive qui tombe de sa bouche
sur mon torse
halètements
qui secouent le silence
robinet qui coule
son bâton dans sa main
il nettoie son ventre noir
froid
dans ses mains ensemble
il nettoie mon ventre éclaté
il part

je veux me lever
jambes en tissu
combien de temps par terre?
A quatre pattes
je vois le sang
vomissement sans fin
tout mon corps se retourne
à l'envers
vomissement
ma tête blesse

enfin le lit
froid de noir
coeur essoufflé
roulée en boule
je ne dormirai plus jamais
mes yeux ne voient que le noir.


 





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