Île-cierge en nudité adolescente
un parjure serait comme la goutte glacée
accident qui fige la fragilité
dans le tremblement de ta flamme pour toujours éteinte.
*
Le reflet de la sœur morte
dans la fenêtre qui s'ouvrait sur l'hiver
son cadre en éclats dont la glace couvre les fractures
seule provision de chaleur dans ta mémoire tremblante.
*
Des heures tonnent dans la pénombre
ce n'est même plus une guerre.
*
Dans cette chasse-là
l'oiseau et la balle endeuillent l'éclair
et la salive poisse comme de la craie.
*
Hirsute et sale
un enfant triste
ne regarde rien.
*
Quand tu n'as rien à te faire pardonner
l'or lui-même est désargenté.
*
La cloche du village sonne les heures
Dieu a oublié d'arrêter l'horloge.
*
Pomme sur la poitrine d'un mort
Le thé refroidit sur la table presque mise
L'enfant regarde un livre au titre étranger.
Éclats de stridences éparses
Débuté par Guillaume d'Aquilée, avril 25 2014 07:23
haïkus aphorismes strophes vers libres
2 réponses à ce sujet
#1
Posté 25 avril 2014 - 07:23
- Cyraknow, Tavulartiste, M. de Saint-Michel et 3 autres aiment ceci
#3
Posté 25 avril 2014 - 04:36
Très belles formes courtes ! M'ont fait penser à quelques coupures jaunies et furtives d'un village d'après-guerre...
Aussi étiqueté avec au moins un de ces mots-clés : haïkus, aphorismes, strophes, vers libres
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