J'ajoute ce que j'ai trouvé sur le net :
"Cette jolie enfant n'imaginait pas les souffrances que lui réservait le destin. Elle dût affronter la mort de ses deux enfants (Nissim mourut durant la Première guerre alors que sa fille et ses petits enfants furent exterminés dans les camps de la mort.)
D'après un célèbre oncle du net, elle était la petite fille de Joseph-Meyer, cofondateur de Paribas . Titré comte par le prince Charles-Albert de Savoie-Carignan, roi de Piémont, il ajouta « d'Anvers » à son patronyme sans y être autorisé puisqu'un décret de 1808 interdisait aux juifs qui fixaient leur nom, d'adopter celui d'une ville."
"Irène Cahen d'Anvers à toujours détesté ce tableau, il lui suivra toute sa vie.
Le portrait de Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers, peint par Renoir en 1880. Traduisant avec délicatesse la rêverie mélancolique d'une jeune fille, ses grands yeux ingénus, sa chevelure rousse déployée sur le dos et ses mains sagement posées sur les genoux, ce tableau n'eut pourtant pas une vie facile. Dès sa conception, luvre déplaît fortement à la famille Cahen d'Anvers, et plus encore à la jeune Irène, qui déteste ce portrait delle-même et le détestera toute sa vie. Le chef-duvre, comble d'infamie, sera relégué dans un placard, avant dêtre recueilli, en 1910, par la propre fille dIrène, Béatrice, offert par sa grandmère la Comtesse Cahen d'Anvers.
Renoir et les Cahen d'Anvers se séparèrent dans de mauvaises conditions. Mécontents du travail de lartiste, ils firent accrocher ces 2 tableaux (le pendant étant les 2 surs Elisabeth et Alice Rose et Bleu) dans les communs de leur hôtel. On ne pouvait être plus méprisant, il mirent du retard à régler Renoir, d'autant plus quaucun prix n'avait été fixé par avance. Finalement avec mauvaise grâce, ils lui firent remettre1500 francs (1880). Cétait plus qu'il n'avait jamais touché, mais nettement moins que ce qui se pratiquait ailleurs. D'autant plus que les Cahen d'Anvers étaient parmi les commanditaires présentés les plus riches.
Fort déçu de tant de pingrerie Renoir en eut des accès de mauvaise humeur antisémite que seule put tempérer la présence du portrait dIrène dans une exposition à la galerie Durand-Ruel deux ans après.
Pour la petite fille au ruban bleu ce fut le début d'une presque légende.
Irène Cahen d'Anvers se laissa épouser par le comte Moïse de Camondo, à 19 ans le 15 octobre 1891. Elle se sépara du comte Moïse de Camondo, se convertit au catholicisme pour épouser celui qui avait entraîné les chevaux des écuries des Camondo, le comte Charles Sampieri.
C'est ainsi que la toile retourna dans la famille Cahen d'Anvers.
Trois décennies plus tard, la guerre s'abat sur les Cahen d'Anvers et les nazis raflent familles et tableaux. Le portrait de Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers, dont la valeur, entre-temps, est devenue inestimable, tombe entre les mains de Goering, qui le cède à un certain Georg Bührle, riche industriel suisse dorigine allemande, pourvoyeur darmes lourdes pour la Wermacht et gros acheteur de tableaux volés. Léon Reinach époux de Béatrice de Camondo tente en vain de récupérer le tableau.
Mais à la Libération, Irène Cahen d'Anvers, ex-de Camondo et désormais comtesse de Sampieri, découvre dans lexposition."
« Chefs-d'œuvre des collections françaises retrouvés en Allemagne » une liste d'objets d'art pillés, la trace de son Renoir, et entreprend de le récupérer. La spoliation est manifeste, pour un tableau aussi connu et maintes fois exposé, et dont les légitimes propriétaires, Béatrice et Léon Reinach, ont disparu dans les camps. Aussi Irène héritière de sa fille, récupère-t-elle son tableau, mais cest pour s'apercevoir quil lui déplaît toujours autant..
L'ex-épouse de Moise de Camondo, Irène devenue catholique et comtesse de Sampieri, échappa aux nazis. Elle récupéra la fortune des Camondo par lhéritage Reinach après la guerre, et la dilapida.
Rarement uvre fut plus haïe par son modèle ! En 1949, elle le met en vente dans une galerie parisienne. Un amateur, aussitôt, s'en porte acquéreur. Cest Georg Bürhle. Le portrait reprend le chemin de la Suisse, en toute légalité cette fois, et c'est ainsi qu'il se trouve aujourdhui à Zurich, à la Fondation Bührle."