Samedi 5 juillet 2014 / 1005
Elle dit si bien les choses, la terre, mais qui sait l'entendre, la lire, la respirer ? Nous passons sans voir vraiment cette effusion permanente de la couleur. Racornis dans nos richesses, étouffés par nos superflus, encombrés de nos désirs, nous sommes en apnée dans l'abondance de l'air. Pourtant l'oasis est immense, pensez donc, 40 000 kilomètres de circonférence. Mais ce n'est qu'une oasis, si petite dans l'immensité de l'univers.
Certains croient à l'extraction. Ils travaillent pour le futur, pour conquérir l'espace. Déjà ils préparent la première guerre galactique et déjà les premières victimes. Des astronautes s'éclatent dans les airs pendant que d'autres meurent de faim à cause de ce fabuleux détournement de richesses et d'énergies.
J'entends d'ici les détracteurs – Non, on ne peut pas mettre tous nos œufs dans le même panier - ou encore - on ne peut pas faire d'omelette sans casser des œufs. Et dire que ce sont des gens supposés être intelligents !
On n'a qu'un seul œuf, patate, il s'appelle la terre, à force de taper dessus, tu vas finir par le fêler.
Alors, dire encore et encore la beauté et substituer la joie de faire à notre désir d'avoir.





