Jeudi 4 septembre 2014 / 1065
Oh ! Que les mots sont vains et dérisoires s’ils ne traduisent pas une volonté délibérée ajoutée à une parcelle de pouvoir. Vouloir la paix sans avoir d’autre interlocuteur qu’un lecteur éventuel, souvent déjà convaincu. Pourtant, dire et redire ma conviction profonde m’empêche de sombrer dans l’indifférence.
J’ai beau espérer que la guerre ne nous rattrapera pas, ma peur est bien là, surtout quand le fanatisme défile dans les rues pour réclamer, violences à l’appui, l’arrêt de toutes violences. Quelle contradiction !
Il faudrait organiser des conférences pour la paix dans le désert, là où il n’y aurait rien à détruire et condamner les participants à ne rien manger, ni boire, avant qu’ils ne soient parvenus à un accord. Et s’ils préfèrent mourir, qu’on les laisse mourir jusqu’à ce que l’on trouve des hommes de bonne volonté capables de conclure.





