Vendredi 5 septembre 2014 / 1066
Depuis longtemps le bruit des armes a cessé. L’écho des canons n’est plus qu’un lointain souvenir. Les religieux de tout bord, consignés dans leurs lieux de culte, s’en remettent à la conférence des oiseaux. Le foisonnement heureux de la vie danse sous les platanes de la grande place. Tous les jours c’est quatorze juillet. Partout.
Partout aussi, on a détruit les monuments aux morts. Plus aucun souvenir des carnages, plus aucun fantôme ne réclame vengeance.
Reflets rieurs des feuilles dans la fontaine
Des enfants éclaboussent le soleil
Flattent la croupe d’un nuage
Il ne pleuvra que sur les champs
Ô monde rêvé qui colore mon âme
Ô ma terre amante prolixe
Avec au cœur une joie infatigable
Je t’attends
Le jour se lève
Tout est neuf
Innocent





