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Depuis : Lettre d'amour (II)

Posté par William Valant, 14 septembre 2019 · 92 visite(s)

 
     Will,
 
         Tu es un amour, et je n’ai plus peur de te le dire : mon amour !
 
         J’ai reçu ta lettre avec plaisir, car je ne m’attendais vraiment pas à ce que tu m’écrives. Je ne suis partie qu’une semaine, une petite semaine, petite et longue aussi parfois.
 
         Quant de l’accueil, on m’a donné ta lettre (c’était mon avant dernier jour) je l’ai prise sans - un instant – comprendre. Quoi ? Une lettre ? Une lettre pour moi ? … Puis j’ai pensé à toi, et j’ai reconnu ton écriture. Tu m’as surprise, et la joie brève et intense que j’ai ressentie, je la vis et la revis avec délice. Elle vient de toi. J’ai adoré. J’aurais aimé pouvoir sur le champ t’embrasser, te dire merci … Mais je ne peux pas, alors je t‘envoie tout de mon sourire en baisers.
 
         J’avais tellement envie de te lire, mais, en même temps, j’aurais aimé pouvoir patienter …
 
         Je l’ai aimée, ta lettre, je l’aime bien plus encore que je ne pouvais m’y attendre. Elle a ton parfum, elle a tes mots. Elle m’a touchée, elle m’a émue, je l’ai lue et relue ; je la relirai encore avec plaisir ; parce qu’en plus, je te vois l’écrire, sur ta table dans la cuisine (c’est bien là n’est-ce pas ?).
 
         Je ne sais pas quoi penser de notre rencontre si impensable. Tu as bouleversé ma vie, en si peu de temps. C’est fou. C’est tellement merveilleux, c’est presque irréel.
 
         Mais je t’avoue sincèrement que notre amour, je ne sais pas s’il durera. J’ai peur qu’il nous consume. Toi aussi tu sais que l’amour ne dure pas : il s’épuise, il s’éteint, il glisse tout doucement, parfois crûment, vers le néant. J’ai peur d’une fin soudaine et cruelle.
 
         Mais zut, je me dis aussi : « tant pis ! ». Tant pis pour notre avenir, pour notre passé, ils voguent sur des nuages. Ils sont lointains, insaisissables, immatériels, qu’importe…
 
         Avec toi, j’ai envie d’avoir confiance : je ne peux pas t’avoir rencontré pour que l’on se perde demain. Je ne peux pas t’avoir rencontré, ni ressentir ce que je ressens pour toi par hasard. Nous devions nous rencontrer. Tu m’attendais quelque part et nos vie s’étaient préparées à se rejoindre. Tu devais venir pour effacer toutes mes peines et me montrer combien la vie est encore plus belle d’être aimée par toi.
 
         Alors, je n’ai pas peur, je veux brûler avec toi notre amour, même si je sais qu’il peut ne pas durer.  
         Il me suffit de te regarder pour tout oublier. Je veux en profiter à fond, pour ne rien regretter.
 
         Je veux profiter à fond de la force que tu m’insuffle. De ta douceur, ton attention, de la place que tu me donnes quand tu es avec moi. Je me sens revivre avec toi. Je me sens l’envie de vivre comme jamais. Tu m’apportes tellement de bien être, par tes mots, tes regards. Je me sens si belle dans tes yeux, tu ne peux pas savoir comme c’est plaisant.
 
         Je te l ’ai déjà dit ? Quand tu as l’air concentré, je fais parfois exprès de t’embêter, parce que, ton expression quand tu lèves les yeux, l’air contrarié, et que ton visage finit par me sourire, tu es tellement adorable ! (Je vais peut-être finir par te mettre en colère ? ... Mais je n’y suis pas encore arrivée ! ).
 
         Ça rien ni personne ne pourra me l’effacer !
 
         Oui, tu as eu raison comme tu l’as dit, je le ressens très fort, nous sommes ensemble alors que je t’écris et que tu lis ma lettre. Nos pensées se rejoignent quelque part, nos âmes s’embrassent dans les étoiles, sur une autre planète, dans un autre espace-temps. C’est un instant magique, un instant plaisant où je ne suis qu’à toi, et tu n’es qu’à moi.
 
         Et en ce moment même : tu me manques cruellement ! Notre éloignement me pèse. Pourquoi ne pourrais-je pas te rejoindre, pourquoi cette distance ? Pourquoi suis-je seule ici ?
 
         J’ai envie de te voir, de te toucher, de sentir ta présence. Rien ne peut te remplacer. Pour toi mon cœur palpite d’amour. J’aimerais pouvoir te regarder sentir ton souffle ton odeur ta chaleur. Ce soir, j’aimerais avoir des ailes pour te rejoindre, t’embrasser dans ton sommeil, m’allonger à tes côtés, t’entendre respirer, que tu passes ton bras autour de ma taille, que nos corps se collent l’un contre l’autre, que tu te coules tout près de moi avec tendresse. Je veux sentir la caresse de tes mains, la douceur de tes bras le poids de ton corps. J’aimerais déchirer le voile de la nuit pour te rejoindre, mon corps t’appelle, il hurle en silence. Tu me manques tant !
 
         Mais je ne me réveillerai pas à tes cotés demain. J’attendrai. Je dois apprendre de nouveau la patience maintenant. Peut-être avais-je déjà trop attendu ? Je me croyais plus sage. Mais maintenant, chaque nuit loin de toi est trop longue.
 
         Je n’explique pas ce qui m’emporte comme ça, vers toi. Mais je veux que tu saches que chacune de nos retrouvailles, je les ressens je les désire je les attends avec impatience.  C’est tellement une joie à chaque fois. Je sais que ce ne sera que du bonheur. Et j’en rêve comme ce soir de l’étreinte amoureuse de nos corps immatériels.
 
         Je suis tellement impatiente de te retrouver... Je voulais que tu saches que notre dernière soirée passée ensemble, avant que je ne parte, m’a vraiment laissée un souvenir merveilleux. Notre diner, notre promenade au bord du lac … Tu m’as parlé comme jamais. Tu es venu vers moi, et tu m‘as embrasée. J’ai le goût de tes lèvres sur les miennes. Et puis sans raison, tu as mis ta playlist et nous avons dansé. Comme des fous, sans s’arrêter. Tu serrais ma taille, je me pressais contre toi, le temps n’existait plus. Les gens ont dû nous prendre pour des fous !
 
         C’est ce soir-là que j’ai redécouvert le plaisir d’aimer. Tu m’as offert la nuit la plus merveilleuse : j’étais sur un nuage. Oui, de toi, j’ai tout aimé ! Je t’ai vraiment aimé de tout mon coeur. J’y repense souvent avec plaisir depuis. Nous aurions dû finir par faire l’amour, je regrette maintenant. Je n’ai qu’une envie, c’est de te revoir, pour réparer cette erreur.
 
         Voilà je t’ai tout dit. Je t’ai ouvert mon cœur. Maintenant, tu sais tout !
 
         Oui je peux dire que je t’aime, sans réserve, et, ce n’est pas rien. Je te le dis sans craintes, lis-moi, lis-moi encore :  je t’envoie et je te confie la garde de mon cœur ! Et je viendrai le chercher à mon retour dans le creux de tes mains.
 
         Will, mon amour, je t’aime.
 
                  Ton Abi.
 
 
                                                                     Pour toi, de toute mon âme, tout mon amour, et surtout depuis que : 
 
                                                                                          - La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur  -

                                       

                                                       [ P. Eluard ]

 
 
 



Source : lettre d'amour (II)



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