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Depuis : Lettre d'amour (III)

Posté par William Valant, 24 septembre 2019 · 117 visite(s)

 
Abi, ma chère, mon coeur, tu es chère à (et de) mon coeur.
 
                Il est 4h du matin je ne dors pas, je n’ai envie de rien d’autre que de t’écrire. Forcément, je me réveille en pensant à toi, tu es là, tu occupes le fond de mes pensées, je te cherche, je te revois, je t’imagine … comment te dire ?
               Tu es le tourment qui m’apaise !
 
               Je t’écris pour me libérer de mes pensées pour toi, pour te les recopier, te les transmettre même en différé car tu dois, toi, dormir … J’espère que tu dors, et que tu profites de ton sommeil pour que se régénère la beauté de ta personne. Je te vois dormir comme un ange. Je vois les traits de ton visage, je te vois détendue dans ton sommeil, apaisante même en dormant. J’imagine que tu es en communication avec les étoiles, qu’inconsciemment, tu les écoutes te donner des conseils pour illuminer le jour de cette façon unique à ton réveil.
 
               Car oui, je suis persuadé que tu laisses aussi dans ton sillage, comme toutes les étoiles filantes, des poussière de bonheur dans le coeur des gens que tu croises. Pas que dans le mien, mais dans tous les cœurs. Moi je suis privilégié, mais tu n’imagines pas l’effet bénéfique d’une belle femme dans le cœur et les pensées. Même si on ne peut rien dire, même si chacun y rajoute sans doute, ses propres fantasmes - inavouables (mais qu’ils se les gardent, tant qu’ils te respectent !). Tu donnes naturellement envie de t’adresser la parole. On a envie de te parler, de créer ce lien indéfinissable qui unit les êtres et qui nous donne la sensation merveilleuse d’exister.
 
               Car oui, je suis sûr que tu allumes des bougies d’espoir, cette joie indéfinissable de parler avec un être extra-ordinaire. Car tu es extraordinaire – trop unique pour moi c’est sûr ! – même si sans doute cela doit te faire sourire. Mais je suis honnête. Et j’ai vraiment trop de chance que tu aies décidé de m’accorder ta confiance, ta tendresse, et la douceur câline de tes regards.
 
              J’en profite pendant que je t’écris, pour te faire une ou deux confidences. Parce que quand je pense à toi, je pense à ces moments où l’on se retrouve juste tous les deux et j’aimerais te partager mes pensées.
              Je peux te dire que j’aime cette façon que tu as de t’abandonner à moi, quand tu partages ta journée, tes doutes, tes pensées, quand tu me parles à cœur ouvert : j’ai la sensation que nous sommes enveloppés par de la brume de mohair, du nuage de ton affection douce et chaleureuse.
               Je peux te dire que j'aime, que j’adore ! quand, parfois, tu as des hésitations, juste ce court moment où tu parais si fragile … tu es juste tellement, mais tellement, mais tellement craquante !
               Mais non, oublie aussitôt ce que je viens d’écrire.
               Je ne veux pas que tu changes ! J’aime aussi tes défauts (… ? si ! Mais pas beaucoup : un ou deux, peut-être plus ? – je ne sais pas – mais je te dirais, ... peut-être …)
               Bref, je t’aime telle que tu es ! Ne change rien !
 
               Si mes pensées et mon amour pour toi peuvent être l’eau et le soleil dont tu as besoin pour t’épanouir, je n’en serai que plus heureux, car ton bonheur amplifie le mien. Je te le dis (comme Renan – mais lui, il parlait des fleurs) je te l’écris, parce que je le pense pour toi : (ici, « il » c’est moi ; « la fleur », c’est toi) :
 
« Ce n'est pas précisément la fleur qu'il admire, c'est la vie, c'est la force universelle qui s'épanouit en elle sous une de ses formes »
 
              [Ernest Renan] L'Avenir de la science.
 
               Mais c’est un peu réducteur, toi tu transcendes cette idée.
 
               Parfois j’aimerais pouvoir arrêter le temps. Dire à Dieu : stop ! Laissez-nous plus de temps ensemble. A Dieu, ou à la vie. Quelle société s’est construite l’homme ? Comme s’il fallait en permance avoir accorder plus de temps aux autres qu’à sa propre famille ? A ses collègues plus qu’à sa femme ? A son travail plus qu’à son amour ?
               Pour toi, j'arrêterai tout. En effet, qu'est-ce qui peut être plus important que toi ? Que de passer du temps avec toi ?
              Je peux te dire que tu occupes tout le temps le fond de mes pensées, comme la mer et ses marées, tu viens et reviens dans mon esprit. Et mon coeur se nourrit d’amour proche de toi ! Il vit. Il respire. Tu es sa lumière. Tu es son eau fraîche et limpide, tu es son air du soir et du matin.
                J’ai l’impression de grandir avec toi, d’être grandi, parce que j’ai aussi envie de te plaire.
               Comme je t’ai l’ai dit au début de cette lettre : tu m’es chère mais ta valeur pour moi n’a pas de mesure : Tu m'es chère en quantité d'amour, en unités d'aimer.
 
          A temps perdu, j’ai écrit pour toi, et je te le dédie, ce poème - qui sait ? Peut-être qu’un jour je te rechanterais : « Tout ce que j’ai pu écrire, je l’ai puisé à l’encre de tes yeux … ». En attendant je te l’offre : cet acrostiche virtuel, c’est ton nom, deux fois ton nom :

                                 

          Abi, l’aurore rayonne de ton aurA

          Butineuse d’amour, toi et moi c’est maktouB

          Ile de désirs ton soleil est l’or bénI

 
PS : J’avais le choix en entre Maktoub et kebab, mais maktoud s’est imposé !
 
               En cherchant (wiki mon ami), le mot Maktoub est la transcriptions de l'arabe مكتوب ( ?) Mais le sens est que ce terme veut dire littéralement « écrit » ; et par extension « c'était écrit », il fait référence à la notion de destin. Je l’ai donc trouvé bien approprié à notre rencontre.
 
               Mais je dois arrêter sinon je ne pourrais jamais te l’envoyer cette lettre. C’est comme quand on n’arrive pas à se quitter, et que l’on se dit aurevoir cent fois. Je voulais juste te dire encore : ABI, de ton âme j’aime le chant.
 
               Pour toi, avec toute la tendresse de mes pensées,
 
                                                                  WV
 
                                                                                                                                                                                                                        …
                                                                           "  ABI
                                                                             ...

                                     Mon âme par toi guérie,

                                     Par toi, lumière et couleur !

                                     Explosion de chaleur

                                     Dans ma noire Sibérie !"

 

                                              Chanson d’après-midi  

                                              Poèmes de Charles Baudelaire

 
 
 



Source : lettre d'amour (III)



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