Le sang du poète, il bouillonne, il bouillonne
dans les veines du verbe qui s'étonne et se pardonne,
et il pressent les choses à venir, tiltant à l'oreille qui respire,
de la fortune à la zone, il palpe l'instinct de vie.
Le sang du poète, il coule, il coule
à la moindre entorse qui force et emprisonne,
et il dicte le coeur de la paix, à l'alphabet des mots aux armes endormies,
des villes calmes au champ de bataille, il étreint la poursuite de la vie.
Source : Le sang du poète