Au Cœur des Lumières
Je n’ai, moi, que mes mains pour l’aimer le garder.
Je n’ai, seul, que mon corps pour livrer, tout donner.
Est-il beau, est-il faux de croire en son image ?
Est-il doux, est-il fou d’accoster au rivage,
Bras qui tient et retient son courant au temps lien,
Art d’aimer sans secret ses chaleurs au temps mien ?
Quand je pense aux torrents des amours qui unissent
Aux transports, aux élans, aux ardeurs qui chérissent
Je nous vois, enlacés, cramponnés, envolés
En des eaux, des longs flots, des éthers arrosés ;
Et nos flux, nos reflux sont de goutte et lumière,
Instants d’airs tous bénis aux guérir sans frontière…
Cœur qui flotte aux vapeurs des parcours à nager !
Fais tes brasses fendues aux eaux à traverser,
Et ne meurs, ô jamais, au temps beau des ivresses !
Vivre, vivre au parfum des vrais jours de tendresses !
Voici l’heure à saisir au grand faite d’amours,
Débordant d’énergie au sublime parcours !
Je n’ai,moi, que mes mains pour l’aimer, le garder,
Cœur qui flotte aux vapeurs des parcours à nager.
Quand je pense aux torrents des amours qui unissent,
Ma plume vit et trace en ces mots si complices,
Ce penchant qui si fort fait de belles rivières
Pour tracer en entier l’âme au cœur des lumières…
Jeudi 20 Mars 2014 ; 04 heures 16





