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Depuis : Le vent des mots

Posté par claus, 21 juillet 2019 · 102 visite(s)

 
Quand on n'a plus prise sur la réalité, on se raccroche aux mots,
on les lache dans les profondeurs de l'abîme pour qu'elles fassent écho,
et le vide amplifie leur folie et les farandole au fouet de la beauté.
 
Quand on n'a plus prise sur la réalité, on s'accorde aux mots,
et ils prennent joie et ils rient aux éclats et ils s'ébattent, libres,
au vol en furie de leurs ailes du bout de la langue, qui s'écrit
en long et en large de l'impact des syllabes prononcées; 
pour qu'elles défient l'abîme par leurs plumes soulevé,
et qu'elles partent jusqu'au bout du monde par le vent des mots grisées.
 



Source : Le vent des mots



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